Panneau 6
Comment les moines ont préservé
l'Antiquité classique
Vous avez aimé le film ?
Sans les moines qui ont préservé et transmis les textes classiques, l'histoire de « L'Odyssée » ne nous serait peut-être jamais parvenue.
De nombreux textes classiques de l'Antiquité n'ont été préservés que grâce aux moines médiévaux. Dans les scriptoria des abbayes, ils ont été copiés durant des siècles. Ainsi, la plus ancienne version conservée de De Bello Gallico de César, écrit à l'origine au Ier siècle avant J.-C., provient d'une abbaye du IXe siècle (Fleury).
L'Iliade et l'Odyssée d'Homère nous sont également parvenues grâce à une longue tradition de copistes dans les monastères et les bibliothèques.
Il est remarquable que les moines n'aient pas seulement copié des ouvrages historiques ou philosophiques sérieux. Des textes évoquant des dieux païens, des aventures amoureuses et parfois même des passages licencieux ont eux aussi été préservés.
Pour les copistes, la valeur littéraire et linguistique l'emportait souvent sur le contenu. Ils considéraient ces œuvres comme une partie de l'héritage culturel de l'Antiquité et non comme une menace pour leur foi.
Ils pouvaient en cela s'appuyer sur le Père de l'Église saint Augustin, qui affirmait que les chrétiens pouvaient adopter et employer à de bonnes fins les enseignements précieux issus du monde païen.
C'est grâce au travail de générations de moines qu'une part essentielle de l'Antiquité classique a été préservée jusqu'à nos jours.